mercredi 4 juillet 2012

La neige amortira peut-être un peu le réchauffement climatique en Antarctique


Par Torsten Blackwood 

Des chutes de neige plus fréquentes amortiront peut-être un peu le réchauffement climatique en Antarctique, suggère une étude publiée dans la revue Nature Climate Change.

Ces travaux, mettant en lumière un mécanisme "sous-estimé", permettront "d'améliorer la prise en compte de la neige dans les modèles utilisés pour prévoir l'évolution du climat mondial", estime le CNRS dans un communiqué.

Des chercheurs français du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement de Grenoble et de l'unité mixte internationale Takuvik de l'université de Laval (Canada) se sont intéressés à l'albédo de la neige, c'est-à-dire à sa capacité à réfléchir les rayons du soleil.

Les climatologues, dans les modèles qu'ils utilisent pour prévoir notre climat futur, prennent généralement en compte une "rétroaction positive": avec la hausse de la température, les grains de neige ont tendance à grossir, phénomène qui diminue l'albédo de la neige et accélère encore le réchauffement.

Les auteurs de l'étude estiment toutefois qu'un autre mécanisme, connu mais "sous-estimé" selon eux, pourrait annuler cette rétroaction positive et ne pas modifier profondément l'albédo de l'Antarctique: le fait que, "dans le futur, on peut s'attendre à une augmentation de la précipitation neigeuse en Antarctique".

D'après leurs travaux, basés sur des images satellite et des modélisations numériques, "dans un scénario climatique où la température du continent Antarctique s'élèverait de 3°C, l'accroissement des précipitations augmenterait l'albédo de 0,4%", indique le CNRS dans son communiqué.

"Ceci compenserait les 0,3% de diminution de l'albédo dus à la montée des températures (boucle de rétroaction positive)", précise l'organisme.

Le réchauffement climatique pourrait ainsi être "moins marqué que prévu" sur le continent Antarctique. "Les prévisions de réchauffement devraient être revues à la baisse de 0,5°C pour le centre du continent Austral", pour un réchauffement simulé de 3°C, a indiqué à l'AFP l'un des chercheurs, Gerhard Krinner.

"Cela ne va pas révolutionner les projections des climatologues, mais cela va les affiner", a-t-il précisé.

Source: Agence France-Presse

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lundi 2 juillet 2012

Un médecin ôte de l'oeil d'un patient... un ver de 13 cm

Par Jay Directo

Lorsqu'il vint consulter pour une douleur persistante à l'oeil, ce patient indien ne s'attendait pas à vivre une improbable scène de film d'horreur: le médecin lui ôta de l'oeil un ver de 13 cm, encore vivant.

En examinant ce patient de 75 ans à l'hôpital Fortis de Bombay cette semaine, le Dr V. Seetharaman, ophtalmologiste, fut épouvanté à la vue du parasite se tortillant dans l'oeil et dû opérer en toute hâte avant que le ver ne cause d'irrémédiables séquelles.

"Il frétillait sous la conjonctive", a rapporté le médecin, interrogé par l'AFP, se référant à une membrane de l'oeil. "En 30 ans d'exercice, c'est la première fois que je vois un cas pareil".

Le patient, P.K. Krishnamurthy, souffrait depuis plus de deux semaines d'irritations et de rougeurs avant de se décider à aller consulter mercredi.

"Il a été aussi profondément troublé et perturbé" par la découverte au microscope, a témoigné le médecin.

Le ver a été extrait au cours d'une opération de 15 mn consistant en une petite ouverture de la conjonctive, qui fut suivie en direct par la femme du patient, horrifiée.

"Le ver n'arrêtait pas de bouger et de sauter, c'était effrayant", a-t-elle confié au Mumbai Mirror.

Les symptômes du retraité ont aussitôt disparu une fois l'opération achevée tandis que le ver, toujours vivant 30 mn après avoir été ôté de l'oeil, a été envoyé à des microbiologistes de l'hôpital pour être analysé.

Selon le médecin, le ver pourrait être entré par une coupure au pied du patient ou par de la nourriture crue ou mal cuite, avant d'entrer dans la circulation sanguine et de se faufiler jusqu'à l'oeil.

"Si le ver n'avait pas été enlevé, il aurait pu pénétrer plus profond dans l'oeil et causer une perte visuelle. Il aurait pu entrer dans le cerveau et engendrer des problèmes neurologiques majeurs", a-t-il détaillé.

Selon le directeur médical de l'hôpital, Mme S. Narayani, ce cas est --heureusement-- extrêmement rare. "Nous avons un département ophtalmologique très actif et c'est la première fois que nous avons un cas pareil depuis 10 ans", a-t-elle souligné.

Source: Agence France-Presse
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mercredi 27 juin 2012

La dernière minute du mois de juin durera 61 secondes

afp.com/Jeff Pachoud

Cette seconde intercalaire permettra au temps universel de compenser son avance sur celui rythmé par la rotation de la Terre. C'est la 25e seconde ajoutée depuis l'instauration du temps atomique universel, en 1972.

Oubliez les idées reçues, une minute ne dure pas obligatoirement 60 secondes. Certes c'est le cas dans l'immense majorité des cas, mais pas toujours. Ainsi, la dernière minute du mois de juin comptera 61 secondes. Le passage du 30 juin au 1er juillet se fera donc à 23h59 et 60 secondes, et non comme d'habitude à 23h59 et 59 secondes. 

Pourquoi cette "seconde intercalaire"? Pour permettre au temps universel défini par les horloges atomiques de compenser son avance sur celui rythmé par la rotation de la Terre, bien plus irrégulière. Avant 1972, le "temps était donné par l'astronomie. C'est-à-dire que pour connaître l'heure, on regardait la position d'un astre, le Soleil ou d'autres objets célestes" par rapport à la Terre, explique Noël Dimarcq, directeur du laboratoire Syrte à l'Observatoire de Paris. "Aujourd'hui, le temps est construit, défini et mesuré à l'aide d'horloges atomiques qui sont infiniment stables par rapport au temps astronomique. Cela permet d'être sûr que tout le monde autour de la Terre a la même heure".

La rotation de la Terre est irrégulière

Une précision telle que les centaines d'horloges utilisé pour définir le Temps atomique international n'enregistreraient qu'une "seconde de dérive tous les 300 millions d'années", souligne Noël Dimarcq. En revanche, le temps donné par l'"horloge Terre" est quant à lui beaucoup moins uniforme. La rotation de notre planète est en effet soumise à de nombreux aléas, notamment les marées liées aux effets de la Lune, les variations des vents, etc. 


Ainsi, un tour de la Terre sur elle-même en août est plus court d'une à deux millisecondes qu'un tour accompli en février. décalage potentiellement catastrophique "Le temps donné par l'orientation de la Terre finit par dériver par rapport au temps atomique. Et pour éviter que l'écart entre les deux ne devienne trop important, la communauté internationale, en particulier le Service international de la rotation terrestre et des systèmes de référence (IERS) dont le centre est au Syrte, décide d'ajouter une seconde à l'UTC", explique Noël Dimarcq. 

A chaque fois que cet écart s'approche de 0,9 seconde, l'IERS entre en action et annonce cette fameuse "seconde intercalaire", plusieurs mois à l'avance et uniquement le 31 décembre ou le 30 juin. Mais un tel événement est par définition aussi irrégulier que la rotation de la Terre. Le dernier en date remonte au 31 décembre 2008 et le 30 juin prochain sera seulement la 25e seconde ajoutée au temps universel depuis l'instauration de ce système. 

Les satellites et les réseaux informatiques sous surveillance

Pour le commun des mortels, l'opération, qui n'avait pas été décidée depuis le 31 décembre 2008, n'aura pas de répercussion retentissante. En revanche, les systèmes de haute précision, comme les satellites ou certains réseaux informatiques, devront tenir compte de ce "saut de seconde" sous peine de provoquer un décalage potentiellement catastrophique. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle aucun tir de fusée n'est jamais programmé ces jours-là, un décalage aussi infime soit-il risquant de brouiller les calculs. 

Jugeant que cette seconde intercalaire est source de perturbations et d'erreurs, certains pays et industriels demandent son abolition pour s'en tenir strictement au temps atomique. C'est déjà le cas du système de géolocalisation par satellites américain GPS qui, contrairement à son homologue russe Glonass, n'utilise plus les secondes intercalaires depuis 1980. Mais le GPS ajoute les secondes manquantes par rapport à l'UTC dans le signal qu'il envoie au sol, note Noël Dimarcq, pour qui "il y a vraiment deux façons de faire la correction, avant ou après".

Source:LEXPRESS.fr
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